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22/06/09 - Kazhakhstan - Les chinois nous “gonflent”

Petites pensées pour Lucie qui passe sa soutenance et Max qui est en plein milieu de son BAC.

Hier nous n’ avons malheureusement pas passe la frontière Chinoise/Kasak. Elle est fermée le dimanche!

Ce matin, nous voilà à l’ ouverture et nous esperons que cette formalité administrative ne va nous prendre que quelques minutes. Mais, nous comprenons rapidement que cela va nous prendre bien plus de temps… Bien que le batiment soit ultra moderne et majestueusement grand, l’ organisation y est déplorable. Les gens s’ agglutinent, se poussent, crient, pleurent, se tapent, s’ engueulent…Dans la cohue, les bagages sont arrachés tellement c’ est violent! Apres deux heures de “baston” nous voilà de l’ autre côté. Nous passons maintenant à l’ étape suivante: la présentation des passeports et pensons avoir fait le plus dur. Mais nos deux passeports posent problème. Nous devons à nouveau attendre une heure supplementaire. Pour Matt, ils ont clairement un problème de géographie: ” le Guatemala c’ est quoi?”… Pour Thib la raison est encore inconnue, tout simplement parce qu il n’ est pas chinois.

Finalement, nous obtenons nos tampons de sortie. Il est 13h00, les grilles ferment! C est l’ heure du déjeuner, plus personne n’ a le droit de bouger. La pression est a son maximum. Nous tentons d’ insister mais les militaires avec leurs belles mitraillettes ne semblent pas rigoler du tout. Ok, nous patientons jusqu à 15H00. Autant vous dire que ce n’ est pas le moment de venir nous “souler”!

A 15H00 pile nous sommes devant les grilles. Nouvelle surprise, nous n’ avons pas le droit de parcourir les 500 mêtres qui nous séparent de la frontière Kazak à vélo. Encore une fois nous insistons un peu en leur expliquant que nous n’ avons plus d’ argent et que nos vélos ne tiennent pas dans leur bus. Mais en vain les militaires chinois ne veulent pas et prétendent que les Kazak vont nous tirer dessus! Il faut donc que les militaires nous trouvent un bus qui accepte nos vélos, malin comme nous sommes nous ne souhaitons pas les aider dans cette tache délicate. Encore une fois, l’ autorité chinoise va briller par son manque de crédibilité au près de la population. Pendant une heure nous assistons a une vraie pièce de théatre dont les deux acteurs principaux sont le chef militaire et un chauffeur de taxi Kazak. Le tout sous les yeux des autres voyageurs locaux absolument hilares devant la pièce. Le chauffeur aux allures de grosse “baraque de l’ ex URSS” nous demande de débourser 40 dollars sous pretexte que nous sommes touristes. C’ est hors de question nous lui donnons comme les locaux, 40 yens… Il est absolument furieux au point d’ arracher un morceau de son camion en bourrant nos vélos dans son coffre…

Il est 16H30 nous arrivons à la frontière Kazak. Il est 16H40 nous en sortons… Ici les militaires sont bien plus acceuillants. Ils portent une superbe toque au diamètre impressionnant. Nous assistons à un superbe cliché, quand débarque dans la salle une belle militaire blonde. La même que dans les James Bond!

Nous reprenons nos vélos. Le contraste est vraiment saisissant entre la Chine et le Kazakhstan. Bien sur le bitume est bien moins bon de ce côté. Mais surtout ce qui nous surprend le plus, c est le nombre de gens qui s’ arrêtent pour nous encourager. Dès que nous stoppons quelques secondes, ils viennent nous interroger sur notre voyage et semblent tres interessés par notre parcours. Ils veulent tous les détails et se donnent du mal pour se faire comprendre avec des gestes et quelques mots d’ anglais. Dans les villages, les enfants prennent leur vélo et nous suivent pour faire la course. Pleins de petits détails sympas qui font partie du quotidien du cyclo et que nous avions malheureusement oubliés en Chine.

Nous avons l’ impression d’ être revenus au moins trente ans en arrière. Les voitures sont presque toutes identiques: vieilles, carrées et rouillées. Les villages sont des groupement de petites maisons ultra sobres avec chacune leur petite parcelle de jardin. L’ eau courante n’ existe pas et le tout à l’ égout encore moins. Mais surprise agréable, les épiceries sont pleines de “bonnes choses”: pates, sauce tomate, charcuterie, miches de pain et autre nourriture aguichantes que les chinois ignorent! Fini les noddles soupes!

Contrairement à ce que nous pensions, nous sommes contents de quitter la Chine et de passer à autre chose. Nous savourons notre premiere pinte de draft beer depuis trois mois et à moins de 1 euro.

23/06/09 - Shonji - Volka !!! 

70 kilomètres qui sont une formalité ce matin, dans un paysage plus que basique et monotone. Mais nous ne nous attendions pas à voir de belles choses ici. Ce que l’ on veut c’ est voir la culture.

Juste avant la ville de Shonji, un homme passe rapidement en voiture et a juste le temps de faire signe a Thib de venir manger un peu plus loin. Nous y allons de ce pas… il nous interpelle à l’ entrée d’ un petit café. Nous sympathisons rapidement avec lui et sommes accueillis comme des rois. Le Kazak a le contact facile. Nous lui demandons où nous pouvons trouver internet. (Nous en avons besoin pour valider notre itinéraire en Kirgizie). Pas de problème pour lui, il nous amène directement chez lui…Nous sommes présentésà toute la famille, de l’ arrière grand mère aux petits enfants.

Nous acceptons leur invitation, nous passerons l’ apres midi et la nuit chez eux. Camilla a 13 ans et perfectionne son anglais avec nous. Son plus jeune frère de 10 ans plutot débrouillard, se passionne pour nos vélos et notre matos.

Camilla nous emmène même au café de la ville pour sortir un peu ses deux etrangers. A notre retour, son grand père nous attend de pied ferme pour déguster la volka locale. Ce n’ est pas de refus. Il nous apprend la methode locale: un verre “cul sec”, enchainer directement avec un immense cornichon local, puis quelques gorgées de thé chaud. Plutôt pas trop désagréable comme technique.

Apres deux bouteilles avalées à un rythme incroyable Thib capitule. Il passe dans un autre monde…monde qui se situe pas très loin du trou qui fait office de toilette au fond du jardin… Matt tient mieux la route et attaque la troisième bouteille avec le grand père Kasak, ex militaire, ex prisonnier, ex pilote de Tanker et sans doute un peu mafieux maintenant. Pour la légende, nous dirons qu’ ils l’ on fini la troisieme bouteille…

24/06/09 - 20km avant Legen - Frontiere Kirgizhie essais N1  

Le lendemain, notre hotte semble parfaitement frais. Il vient nous réveiller avec une bière fraiche! C’ est vraiment un vieil habitué le garçon. Mais pour nous les hautes doses d’ alcool ça fait bien longtemps. Le reveil est très dur. Les Kazaks sont bien plus performants de ce côté là que les petits chinois… Merci à toute leur famille pour leur acceuil et pour nous avoir fait découvrir un petit morceau de la culture Kazak sous forte influence Russe.

Nous prenons la route malgré notre grosse “casquette”.  Mais sous la grosse chaleur de la pampa Kazak, chaque coup de pédale est un calvaire et nous n’ avançons pas.

Apres 53 kms de souffrance et de mal de crâne, nous rencontrons dans le sens inverse un couple de cyclos grenoblois. Aurelie et Florent sont partis depuis neuf mois et envisagent encore deux ans et demi de voyage partout dans le monde.

Nous décidons de faire un petit campement de quatre cyclos français près d’ une petite ferme kazak. Nous passons une soirée bien sympathique avec eux mais courte car la fatigue est bien là.

C ‘est notre dernière nuit au Kazakhstan. Notre passage a été bien trop bref pour tirer des conclusions, mais ce pays semble encore sous une influence russe tres marquée. La forte consommation d’ alcool n’ est pas une légende alors que ce pays est plutôt de religion musulmanne (tres peu marquée selon nous). Les Kazaks resteront dans nos mémoires comme étant des gens tres accueillants, bien “costauds” et  gros buveurs.