
En Bleu notre itineraire rooule
12/05/09 - Xining - Transition
Nous quittons l’aéroport de Langzou où nous avons laissé la Richard’s Family pour rejoindre Xining. Après de la négoce faite de mimes et de dessins simplistes nous arrivons en pick-up de chantier à destination. Nous en sommes à notre 6eme province chinoise. Nous tentons de prendre quelques informations sur les routes futures. Cette région comporte des villes dites tibétaines dont certaines zones seraient donc fermées aux étrangers depuis plus de 20 ans… Nous souhaitons éviter les mésaventures policières.
Le parcours que nous avions imaginé comporte une ville critique fermée pour des raisons militaires soit disant. Nous tentons le coup, rien n arrete Ca Rooule!!!
Nous reprenons le vélo direction l’ouest. Impossible d’avoir des infos-cyclos sur internet de cette partie du monde… Nous verrons bien par nous même. Motivés un max! Il nous reste un mois et demi en Chine, nous prévoyons 3000 kilomètres supplémentaires…C’ est parti!
13/05/09 - Haixan - La neige
Il pleut ce matin sur Xining, apres un petit déjeuner a la “Western style” nous enfourchons nos vélos.
C’est toujours aussi compliqué de quitter une agglomération: pollution, trafic, recherche de la direction…
Il nous faut parcourir près de 80 kms de travaux entre l’autoroute et la voie ferrée menant à Lahssa avant de voir des paysages un peu sauvages. Nous arrivons sur un plateau constitué de grandes étendues “herbeuses”: “grass land”. Nous sommes surpris par le froid, la neige n’est plus très loin; nous ne sommes cependant “que” à 3000m d’altitude.
Nous avons eu notre ration quotidienne de vélo: 5 heures de sport pour près de 90kms.
Mais pour la première fois nous empruntons une route plein Ouest. C’ est symbolique, mais nous avons le sentiment de nous rapprocher de notre petit pays.
Ce soir, dans cet hôtel surprenant au style “ruskof” nous ne sommes pas très rassurés. A notre arrivée les habitants du village n’ ont pas été tres acceuillants et plutôt très regardant sur nos vélos. Sans doute des séquelles du vol de vélo de Matt il y a une semaine…Ils sont sans doute aussi tres peu habitués à voir des “grands yeux”…Un militaire nous a même demandé au restaurant de poser avec sa fille pour la photo.
Comme bien souvent dans ces villes perdues, à la tombée de la nuit les chiens errants hurlent. Les lits sont aussi durs que des planches de bois! Mais la nuit devrait malgré tout être bonne. A nos lectures respectives et au dodo…
14/05/09 - Kangsta - Chute de neige
Le lendemain nous roulons sous la neige, il fait bien froid, ça fatigue davantage. Ce sont les premieres chutes de neige du voyage…
Nous longeons le lac salin qui est l’attraction touristique du coin, sans le voir, la route est trop éloignée. Nous finissons dans un village où la population semble majoritairement tibétaine. Notre sentiment se vérifie quand nous cherchons un restaurant. La seule chose que nous trouvons à manger ce sont des “raviolis” au Yack(seule specialité Tibétaine à notre connaissance)… Deguelasse!
Ici plus qu’ ailleurs, nous avons le sentiment d’ être parmi les premiers européens à venir. Les habitants nous regardent fixement. La barbe doit les intriguer.
Ce soir nous avons reussi aàprendre une douche chaude, Matt ayant insisté pour qu’ ils rajoutent du charbon dans la chaudière…
15/05/09 - 70kms apres Kangsta - Vent violent
Nous attaquons notre journée au soleil, c’est fou la différence: nous apprécions plus le paysage, ça semble plus facile, il fait moins froid, ça aide!
Nous croisons sur la route plusieurs pèlerins; ils avancent de deux pas, s’allongent, joignent les mains, se relèvent puis recommencent indéfiniment. Ils sont suivis d’une personne qui tire une petite charrue qui semble contenir tente et vivres. Nous sommes impressionnés par ces pèlerins; ils semblent aller loin de cette manière et ils n’avancent pas bien vite, encore mois vite que nous!
Le vent se lève progressivement et la température tombe. Nous faisons une halte à midi croyant être dans un “village”. Il ne s’agit pas d’un village mais de bâtiment servant aux travailleurs du chantier de la voie ferrée Pekin-Lhassa version ameliorée. Le chef de chantier donne les ordres, mais ne semble pas trop “arracher le boulot” comme on dit dans le bâtiment. Il demande instantanement à la cuisinière de rallumer le poele et de nous préparer à manger. Merci à lui et à elle pour ce bon repas plein d’ énergie et sans yack. Mais à travers le voyage, ce n’ est pas la première fois que nous sommes acceuillis et aidés pas les “travaux”. Soit il y a un bon “feeling” entre eux et nous, soit ils ont un bon état d’ esprit. Nous optons plutôt pour la deuxième solution.
La large vallée que nous traversons est clairsemée de fermes, il y a des troupeaux de yacks et de moutons à n’en plus finir. Malgré ce paysage paisible, l’après midi est moins cool, il fait froid et un vent de face bien violent s’ est maintenant levé. Nous roulons 2h à 10km/h avant de chercher un endroit où poser notre tente à l’abri du vent. Après un tentative infructeuse nous finissons près d’une épicerie au bord de la route. Ici nous suscitons la curiosité. Près de dix personnes traînent autour de la tente en prenant des photos avec leur téléphone portable le tout dans un esprit super bon enfant, mais nous restons tout de même vigilants ayant en mémoire notre douloureux réveil du 7 mai dernier avec un vélo en moins…
Nous plongeons dans nos duvets. La nuit est froide et la neige tombe pendant la nuit.
16/05/09 - Ulan - On avance!
Malgré la neige de la nuit nous nous motivons pour partir tôt histoire de limiter les heures à rouler face au vent. Cela ne nous empèche pas de rouler 30kms vent de face. A n’ y rien comprendre!
Les locaux nous déconseillent la route que nous voulions prendre. Ok, nous prendrons la plus longue.
Nous passons un beau col à 3847m pour redescendre en longeant la ligne de train Pekin Lhassa. Surprise! Le train contrairement à toutes idées reçues fait des lacets et même des “loop” pour absorber les dénivelés négatifs, impréssionant de voir des courbes énormes et les moyens mises en place pour cette ligne ferrovière. La route passe à plusieurs reprises au dessus et en dessous, le train passe d’un côté de la vallée puis de l’autre. C’ est une très belle realisation comme les chinois savent bien le faire. Thib qui disait pour dire que la pente sera forcement douce ”tu as déjà vu un train faire des lacets?” est aussi surpris que Matt…
Plus bas encore, et avant d’ arriver dans la ville de Ulan, nous sommes charmés par le paysage qui s’ offre à nous. A droite, des montagnes de sable type “haut atlas marocain” et àgauche une chaîne de montagne toute recouverte de neige. Il y a un beau jeu de couleur le blanc de la neige, le jaune du sable, le vert de l ‘oasis et le bleu du lac.
Arrivés à la ville, plusieurs hôtels refusent de nous loger. Il y aurait une directive comme quoi ils ne peuvent pas héberger les étrangers. Encore une chose que nous ne comprenons pas en chine!
Après avoir reussi à trouver un hôtel, nous sommes satisfaits de notre journée de vélo. Nous avons la sensation d’ avoir enfin reussi à avancer…120 kilomètres aujourd hui!
17/05/09 - Delhi (Non non pas en Inde) - Désert
Pas de vent, pas de pluie et la route presque plate. Nous en profitons pour “se tirer une grosse bourre”. Ca fait du bien aux poumons à 3000 mêtres d altitude et c’ est toujours bon à prendre pour le kilomètrage…
Après avoir joué à cache cache avec les orages au milieu du désert, oui oui nous sommes maintenant entourés de sable et de poussière, nous arrivons dans la ville de Delhi (ou Delhiugha) apres 120 bornes.
Cette ville ressemble plus à une immense usine qu’ à autre chose. A Xining nous avions eu des informations disant que la ville était fermée aux étrangers à cause d’ essais nucléaires. Pas de barrage de police, pas de militaire, la ville semble libre. On y entre.
Pour recupérer de nos cinq heures de sport, nous nous arrêtons dans la première station service. Ici, nous rencontrons un pompiste qui parle un peu anglais. Nous arrivons à comprendre que cela fait deux ans qu’ il travaille ici et que nous sommes les premiers étrangers qu’ il voit…Mauvais signe…
Nous mangeons dans un “resto” une plâtrée de nouilles. Tous ces restos ont des salles “privées” où les clients peuvent se restaurer en comité reduit. Seulement à la sortie les clients sont généralement bien “amochés”. Deux de ces derniers viennent à notre table. Nous passons près d’une heure en leur companie. Ils nous “expliquent” que Fagoa (francais) =bien, Sego = bien et Sarko = pas bien, Israel=bien et USA=pas bien… Bref la discussion est simple et sonne comme un disque rayé. Ils nous offrent notre repas et souhaitent nous offrir le café, nous finissons pas nous échapper un peu frustrés de ne pas avoir echangé un peu plus mais reconnaissant envers leur générosité.
Nous regagnons notre chambre d’ hôtel. Quelques minutes plus tard, ca frappe à notre porte. Thib ne peut pas sortir de son lit étant donnee sa tenue habituelle pour dormir…C est donc Matt qui va ouvrir la porte en petit caleçon d’ allemand moulant. Surprise, le plus ivre des deux a reussi à nous retrouver. Il entre dans notre chambre et manque de trébucher. Il nous rappelle ses fondamentaux: “Sarko nul, Segolene bien, France super!”. Unique et fou rire assuré!
C’ est sur ces bons conseils que nous nous endormons.
18/05/09 - Golmud - Police
Le lendemain nous refaisons nos vivres, la journée s’annonce bonne: soleil et vent favorable, tout va rouler. A la sortie de la “boulangerie”, nous apercevons un van de police qui se dirige vers notre direction, nous faisons mine de rien voir et montons sur nos vélos. Loupé…Les flics nous arrêtent, prennent nos passports, et nous conduisent au poste. Après une demi heure d’attente une flic qui parle anglais nous explique que nous sommes dans un zone interdite aux étrangers (explications bien vaseuses: loi chinoise, interdit de se déplacer à vélo, pour notre securité…) . Elle nous demande de prendre le bus pour Xining soit 500kms en arrière. Au cours de la discussion, les frontières de la région fermée changent, les villes interdites changent… Personne ne sais bien ce qu ‘il fait et comment cela ce passe… Après une heure de discussion, la police nous accompagne à la station de bus pour Golmud à 450 kilomètres au Sud Ouest… Seule option que nous ayons reussi à negocier. Mais il nous faut une nouvelle fois changer nos plans.
Le seul point positif dans cette affaire, c est qu il nous aurait été impossible de rouler: vent de face “ultra violent” soulevant le sable et paysage plus que déprimant. Les seules choses que nous croisons semblent être des camps de travaux forcés (mais c’ est un autre sujet). Il y a même une ville qui ne semble simplement plus exister.
Comment va être la route que nous avons prévue pour demain?
19/05/09 - 130kms après Golmud sur la 303 - Ca envoie!
Nous quittons Golmud comme des fugitifs. Nous redoutons de nous faire bloquer par la police. Nous ne passons pas à la “boulangerie”, ça porte malheur. Nous voila sur la Marco Polo silk road soi disant.
La route est parfaitement revêtue. La seule information que nous avons sur cette route c’ est qu’ il y aurait une ville dans 200 kilomètres. Nous sommes sans carte car trop au sud par rapport à notre itineraire initial. On se lance dans l’ aventure! Avant de quitter définitivement l’ agglomeration, Matt demande à combien de kilomètres nous pouvons trouver de l’ eau: 120kms! Il n’ en faut pas plus pour nous fixer l’ objectif de la journée.
Le risque c’ est le vent d’ Ouest. Nous avons remarqué qu’ il se levait en début d’ aprés midi. Il nous faut faire le maximum de kilometres avant qu’ il ne se lève. Finalement, nous nous arrêtons pour manger à 15h après avoir parcouru 130kms en 4h30. Et non pas 120 kilomètres comme il nous avait été annoncé, ah les dix derniers kilomètres en lacet entre les dunes de sable… Nous sommes fatigués et avons les cuisses comme deux bûches de bois. Le vent se lève tout juste.
Nous voilà dans ce petit village: une usine, deux restaurants et deux échoppes rien de plus. Nous cherchons un endroit pour passer la nuit et nous dirigeons vers l’ usine. Avant meme que l’ on s’ approche le gardien nous fait signe qu’ il ne faut même pas y penser. Nous prenons la décision de “laisser venir” et prenons nos livres. Dix minutes plus tard, nous avons deux propositions: dans un chantier ou dans une maison abandonnée fraichement nettoyée pour nous. Nous optons pour la deuxième solution.
Ce soir nos têtes sont un peu ailleurs, nous ne pensions pas que cette région etait aussi désertique et qu’ il pouvait y avoir des dunes de sable à 3000 mêtres d altitude…
20/05/09 - 250kms apres Golmud - Tempête de sable
Motivés pour rouler sans vent, nous mettons le réveil à 6h. Surprise, le vent souffle à décorner les boeufs. Nous partons à 9h30 et roulons bien: 120 kilomètres.
Vers 17H00, nous nous arrêtons devant une petite batisse au milieu de nulle part. La propriétaire sans doute Tibétaine nous acceuille très gentillement. Il y a bon “feelling”. Son mari, que l ‘on surnommera plus tard le clown, arrive quelques minutes plus tard et nous propose de passer la nuit ici. Cela tombe bien le vent vient de se lever, c’ est véritablement la tempête de sable. Que l’ on est bien dans cette petite batisse bien protégés du sable.
Chose rare en Chine, le mari semble s’ interesser à nous et tente de communiquer avec Thib. Même si il n’ y a que quelques mots, c ‘est toujours agréable de comprendre un peu comment ils vivent et c’ est toujours une bonne occasion de sourire.
21/05/09 - Croisement route315 - La route 315 retrouvée
Le lendemain après avoir avalé un gros bol de nouilles, nous prenons la route. Le vent est déjà bien fort et le paysage monotone. Nous parvenons tout de même à parcourir 110 bornes. Il nous faut plus de 6 heures face au vent pour y arriver. C’ est une vraie journée de cyclos acharnés et il faut avoir le moral bien accroché pour un jour comme celui ci. Nous atteignons notre objectif et rejoignons la route 315 laissée 4 jours plus tôt a cause de notre mésaventure policière.
Ce soir devinez où nous dormons… Dans un de nos “squats” préféré: un chantier. Mais celui la il est plein de femmes, nous sommes encore mieux reçus que d’ habitude! Le seul “hic” c’ est que les dechets, sont simplement jetés de l’ autre coté de la route. On n’ aime pas trop ça.
En trois jours nous aurons donc roulé les 360 bornes qui séparaient Golmud de cette fameuse G315. Objectif atteint. Le soleil se couche derrière la petite chaine de montagne que nous devons traverser demain. Nous sommes curieux de découvrir ce qu il y a derrière…
22/05/09 - Huatuguo - Belle montée
On attaque à 7h30 par une belle petite ascension de 15 bornes. En haut, nous avons une belle vue d’ ensemble sur le desert que nous venons de traverser pendant trois jours.
Juste avant d’ atteindre la ville objectif de la journée, nous traversons un champ de puits de pétrole tenu par Petrochina, pas étonnant donc que nous logions au petrolium hôtel. Toute la ville est ‘petrotruc”, la moitié des habitants sont habillés comme des pompistes. Nous tentons de faire attention à la police n’ayant aucune idée si oui ou non les étrangers sont les bienvenus… C’est surprenant de trouver toute cette animation alors que nous sommes au milieu de nulle part.
23/05/09 - Mangnai Zhen - Anniversaire Lilou
Bon anniversaire Lilou…30 ans. Nous roulons pour toi aujourd hui.
Nous roulons “tranquille” d’ autant plus que Thib est un peu ”patraque”. On a encore essayé de nous empoisoner…Mais Ca Rooule est toujours en place (private joke…) et ne rompt pas!
Nous logeons dans la dernière ville avant le Xiniang notre 7eme province. Sur notre carte la moitié des villes indiquées sont des usines, cela ne facilite pas notre recherche d’itineraire.
Notre étape se finit dans une de ces villes usines Mangnai Zhen, mais elle est particulièrement glauque, probablement le pire qu’il nous est été de voir jusqu’à présent. C’ est la première fois en Chine que nous avons cette sensation de pauvreté et de saleté. La ville semble presque sortie d’ un bombardement. Et pour couronner le tout les habitants ne sont vraiment pas “friendly”. On n’ est pas bien ici.
Nous nous enfermons dans notre chambre d’ hotel et profitons de ce moment pour planifier les quatre mois qui nous restent jusqu à notre retour à Paris. Tout un programme encore caché…Mais notre maître mot est “ok tout semble coller jusqu au bout mais maintenant profitons, profitons..Nous sommes paumés au milieu de la Chine!”.
Nous venons d’ apprendre qu’ il n’ existe rien sur les prochains 300 kilomètres de route. Il nous faut prévoir les vivres pour trois jours d’ autonomie: 22 sachets de “noddels soupe”, 5 galettes de pain, 2 paquets de confiture “pré étalée”, quelques biscuits et des bananes. Si cela rentre dans nos sacoches cela devrait suffire pour passer la dernière chaîne de montagne avant la redescente sur le désert de Taklamakan à environs 700 mêtres d’ altitude.
24/05/09 - 125 kms plus loin - Descente première partie
Nous quittons cette ville glauque sans regret et réalisons l’importance de la carrière située à côté qui est énorme. Nous roulons bien malgré les 40 premières bornes de piste. Apres 20 kilomètres de faux plat montant, nous arrivonsà un col à 3628 mêtres. Nous sommes au milieu d’ une chaine de montagne de roches et de sable. Il y a un beau contraste entre les rondeurs des montagnes de sable et les pics rocheux. Le jaune domine encore et toujours mais il y a quelques petites tâches de sel blanchâtres ça et là.
Nous attaquons maintenant la longue redescente sur le désert. Nous suivons de belles gorges complètement asséchées. Plus loin, sur notre droite nous avons l’ impression qu’ il y a un immense glacier de sable où les crevasses sont remplacées par les ravines formées par l’ érosion. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons pour faire une petite baignade rafraichissante. Nos deux vélos sont restés à la hauteur de la route, une grosse rafale de vent les poussent dans la pente…Ils glisssent tous les deux puis s’ arrêtent. Nous avons eu chaud , pas de casse à déclarer.
Mais notre plaisir est partagé. Une descente est souvent synonyme de “fin d’ un trip”. Effectivement, nous laissons définitivement derrière nous les “Grassland” et les hauts plateaux. Mais surtout, pour nous c’ est definitivement la fin des villages tibétains, de leurs beaux habitants et des monastères magiques.
Apres 123 kilomètres de vélo, nous avons notre dose pour la journée. Nous nous installons sous un pont tranquillement sans éveiller la curiosité des curieux chinois…Au loin un peu caché dans la brume, nous pouvons apercevoir les premieres rondeurs du desert de sable. C’ est pour demain!
25/05/09 - Ruoqiang - A nous le desert de Taklamakan
Nous poursuivons notre descente, les payages sont de grands espaces désertiques ,cependant l’intervention humaines est omniprésente: maisons abandonnées, poteaux électriques, routes en chantier.
On se tire une “ultime grosse bourre” sur 50 kilomètres de désert de gravier “tristounne”avant d’ arriver à la ville de Ruoqiang.
Une fois de plus nous sommes refusés dans 2 hôtels. Nous nous demandons si la police va reprendre du service pour nous chasser? Nous sommes finalement “acceptés” dans un hôtel qui semble un peu plus chic. Par une chance incroyable l’hotesse de l’accueil parle un peu anglais. Nous l’interrogeons sur cette facheuse manie qu’on les hôtels de nous refuser. La réponse est simple: cet hôtel est publique les autres n ont pas le droit de nous accepter… Merci Skippy de veuiller a notre comfort nous étrangers!!! Mais, l’hôtel est en travaux, les coups de masses sont bruyants et les murs tremblent. Esperons que ce sont des chinois tranquilles et que les ouvriers vont s’ arrêter relativement tôt.
Mais Ruoquiang, on s’ y sent bien. C’ est un véritable oasis. Les arbres y poussent à profusion et l’ air y est presque frais. Mais pour cela, ils ont un système d’ irrigation performant qui assèche intégralement la rivière. Tout est fait pour oublier que nous sommes au milieu du désert: glaces, bières fraiches, herbe verte… Nous avons même le luxe de pouvoir manger en terrasse, spot idéal pour faire du “watching people”. Nous avons la sensation d’ avoir changé de pays, un mix incroyable de visages chinois, europeens, turcs, hispaniques, “rebeux” et autre style indéfinissable. C’ est vraiment different de tout ce que l ‘on a pu voir jusqu ’à maintenant en Chine. Cela promet pour la suite de notre parcours en Chine…Allez allez on veut voir du pays!