» China Part III

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En Bleu notre itineraire rooule

Du 29 Avril au 12 Mai nous avons été rejoints par le Daral Richard et Lilou (pour ceux qui ne le savent pas, la grande soeur de Thib). Durant ces quinze jours, nous avons relié la ville de Chengdu à Lanzhou. Soit environ 750 kilomètres de vélo. Ces kilomètres ont été très riches en mésaventures et contre temps. A tel point que l’ on aurait pu croire que tout le monde était de mèche pour que les deux nouveaux Ca rooule découvrent toutes les facettes du cyclo en accéleré: Chinois, Tibétains, policiers, dame nature, cantonniers, nomades, taxi drivers, vendeurs en tout genre, hôteliers, restaurateurs, motards, éleveurs de yacks, boudhistes, musulmans…

Pour ce récit, nous avons laissé la “page vierge” au Daral Richard. A travers ce recit, vous allez découvrir nos aventures avec un nouvel oeil. Bonne lecture et bon rêve…

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29 avril 2009 : Paris- Chengdu

Paris- Pékin (Be..) en classe affaire grâce à la sollicitude de Brigitte Lecuirot, et voilà notre voyage placé d’emblée sous les meilleures auspices. Les compagnies aériennes restent assez troublées par les bagages « oversized » comme par exemple les vélos. Troublées, en fait pas tant que cela, car tout s’arrange grâce aux euros ; mais il y a là sans doute un peu d’abus tant ces précieux bagages auront tôt fait de coûter pour leur acheminement à bon port, le prix du billet d’avion….
Thibaut était à l’aéroport de Chendgu. L’émotion fût intense pour Elise et moi, et sans doute pour lui, après plus de neuf mois de séparation. En apparence il est resté le même mais je ne peux m’empêcher de penser que cette aventure l’a sans doute complètement transformé.
Un premier taxi négocié et c’est à l’auberge « Sim’s Cozy » que nous dégustons avec Thibaut et Matthieu nos retrouvailles devant un bourgogne pertinemment arrivé d’Europe .

30 avril 2009 : Chengdu

 Les vélos remis en état à grands frais par un magasin en France ne résistent pas à l’analyse méthodique et méticuleuse des deux cyclos . Quelques heures leur sont nécessaires, aidés en cela par quelques spécialistes locaux pour faire de nos montures de fiers destriers.
 L’immersion en terre de Chine commence par la visite d’un temple bouddhiste qui s’avérera en fait l’un des seuls voire le seul ouvert aux « grands yeux », moment de recueillement au contact des moines en prière.

1er mai 2009 : Chengdhu- Pingwu- Shuiging

 On traverse en taxi pendant quelques heures les zones dévastées par le tremblement de terre du Sichuan d’il y a tout juste un an. La reconstruction bat son plein et la légendaire capacité des chinois à bâtir et à développer les infrastructures routières  est ici largement illustrée.
 Le soleil est au zénith à Pingwu quand les premiers coups de pédales nous conduisent en moyenne montagne le long d’un torrent que nous suivrons pendant une cinquantaine de kilomètres jusqu’à Shuiging où « grand seigneur » j’offre la nuit à l’hôtel pour environ 200 yens soit  2 euros…
2 mai 2009 : Shuiging- 70km apres

 Le petit déjeuner d’avoine est servi par Matthieu sur le trottoir devant l’hôtel face  à un large public et la route continue à s’élever progressivement vers l’objectif du lendemain- un col à 4000 m- alors que nous ne sommes encore qu’à 1500 m.
 La matinée ensoleillée suggère aux novices que nous sommes Elise et moi qu’en fait le vélo ça n’est pas si difficile que cela, on en viendrait presque à fanfaronner un peu.
 L’après midi sous une pluie glaciale, à la limite de la neige rappelle à chacun l’humilité à laquelle nous convie ce sport exigeant. Je peine un peu, peut- être beaucoup, mais Thibaut ne me lâche pas d’une pédale, inquiet sans doute ce jour là pour les lendemains qui fort heureusement « chanteront ».
 Au milieu de nulle part chacun profite à la pause d’un accueil chaleureux, au contact vraiment immédiat d’un poêle à bois tandis que  la jeune chinoise tibétaine qui nous accueille s’exerce au « Kara oké ». Les doigts sont gourds et la reperfusion de ce syndrome de Raynaud dont je partage les symptômes avec Thibaut est longue et douloureuse.
 Après 70 kilomètres, nous sommes à 2500 m dans un hôtel sommaire assez humide dans lequel je passe la nuit, certes sous la couette, mais recouvert de l’ensemble du  contenu  de mes deux petites sacoches.

3 Mai 2009 : Parc naturel du Dragon Jaune- Zhanjla

 La visite du parc du Dragon Jaune () en partie sous la neige au cœur d’un cirque montagneux dominé par quelques sommets à plus de 5000 m, nous met au contact d’un phénomène géologique particulier fait de coulées calcaires et sulfureuses tapissant le fond d’immenses bassines naturelles remplies d’une somptueuse eau turquoise. Quelques temples bouddhistes ajoutent à la sérénité du lieu une incitation à la méditation .
 La montée au col à 4000 m demande quelques efforts. Nos cyclos professionnels, font montre avec délicatesse d’un étonnant savoir faire pour nous amener sans trop d’encombres, mais avec quelques itératives recharges glucidiques à ces fameux 4000 m seuil que je franchis à vélo pour la première fois de ma vie !
Face à ces sommets proches des 6000 m sur les contreforts de l’Himalaya nous mesurons Elise et moi l’opportunité extraordinaire que nous avons aujourd’hui de pénétrer l’univers «  cyclo » grâce à nos « deux gars » auxquels nous tirons ce jour là un premier coup de chapeau.
Une descente au milieu de superbes paysages verdoyants en contraste total avec l’aridité austère  du col nous conduit après 50 kilomètres à un village tibétain où décision commune est prise de prendre le lendemain la direction de Zoige par la route « interdite »

4 mai 2009 : Zhanjla- Zoige

 Thibaut en charge de l’itinéraire dispose du détail méticuleux des différentes étapes de cette longue journée dont j’apprendrais plus tard qu’elle comporte 140 kilomètres dont les premiers consistent à franchir un col à  3800 m au terme de 1500 m de dénivelé. Une averse de grêle judicieusement invitée par Thibaut pour agrémenter le parcours nous saisit au sommet de ce col où un abri de fortune nous évite l’angoisse humide du cycliste en compagnie d’une tibétaine qui nous fait fort opportunément la cuisine.
 Pour gagner Zoige il s’agit de rouler à perte de vue sur des hauts plateaux entre 3000 et 3500 m face au vent d’ouest. Les troupeaux de Yack et de moutons se multiplient. Je découvre les joies du peloton, bien calé derrière les sacoches de nos deux cyclos dont la condition physique impressionnante nous permet de tenir une moyenne de 20 km/h sur l’ensemble des sept heures en selle de la journée. Seul il m’aurait sans doute fallu facilement deux heures de plus, ce d’autant que le « daron » faiblit un peu dans les vingt derniers kilomètres…
La ville où nous dormons ce soir est très colorée, tibétaine, avec les moulins à prières, les offrandes et les drapeaux accrochés au flan des collines. On évoque le Ladakh souvenir partagé avec Isabelle il y a quelques années, et qui me manque un peu ce soir. Une douche chaude est le prémisse obligé d’une nuit réparatrice.

5 mai 2009 : Zoige- Langmusi

 A peine franchi les portes du monastère Ta Tsa Gompa et pris quelques photos « interdites », celles ci se referment sur nous et nous sommes rejoints par quelques policiers en civil et une charmante interprète chinoise. La zone est sous influence tibétaine et les étrangers jugés sans doute subversifs, sont indésirables. Un petit tour au poste de police, quelques photos, un retour sous bonne escorte à l’hôtel et c’est derrière un véhicule de police que nous regagnons la route sans être davantage inquiétés.
Pour quitter la province du Shishuan quatre vingt kilomètres de hauts plateaux au milieu des troupeaux nous attendent. Quelques tunnels obscurs parsemés de plaques de glace surprennent les plus avertis et nous dévalons ensuite  à travers des prairies verdoyantes au pied de sommets enneigés une route qui aurait du nous conduire à Lang-du-si au Ganzu.
Pour la première fois un véritable barrage de police et de militaires nous en interdit l’accès. L’imposante silhouette du temple bouddhiste et la frontière entre deux régions qui s’ignorent  expliquent sans doute ce mur infranchissable. De longs moments de discussions courtoises, en particulier avec une jeune guide locale anglophone, nous permettent de comprendre  à demi mot combien elle regrette cet enfermement. Les sacoches remplies de victuailles grâce au concours de cette guide, le marché est conclu avec les militaires qui nous accompagnent en pleine nature et nous passons la nuit sous la tente parmi les troupeaux de yacks à deux pas des bergers tibétains au chaud sous leur yourtes ; yourtes qui manquent certes un peu de charme, car elles sont en plastic bleu et offertes par le gouvernement !

6 mai 2009 : Lang-mu-si –La vallee enchantee

 Le réveil, au soleil levant , tous les quatre devant notre petit déjeuner « à l’avoine » est un moment intense, gravé dans les mémoires. Les moutons, les yacks et quelques indésirables chiens peut- être enragés nous accompagnent.
  100 kilomètres à parcourir aujourd’hui sur une route qui serpente autour de      3000 m, avec comme disent les spécialistes un dénivelé globalement nul ;ce qui signifie en fait qu’on monte et descend à un rythme soutenu à travers des paysages  où la végétation battue par le vent devient plus rare. Thibaut affronte en combat singulier sur son destrier un yack ,qui ne lui résiste pas et s’écroule au beau milieu de la route.
 Un endroit très champêtre et ensoleillé atteint un peu plus tôt que d’ordinaire  dans l’après midi,  nous attend pour le bivouac de ce soir, permettant quelques contacts avec les nomades tibétains voisins et quelques moments de lecture et d’échange sur ce qu’on vécu nos deux cyclos et sur ce qu’ils projettent de faire dans les mois à venir . Un vrai moment de bonheur partagé . On évoque Xian ou je souhaite les amener au terme de notre périple pour avoir moi aussi après tout, dans mon registre plus classique , tracé un petit sillon dans cette merveilleuse aventure.

7 mai 2009 : La vallee enchantee – Hezuo

 En passant le nez hors de la tente, sous un soleil de plomb au petit matin, je pense être mal réveillé lorsque comptant et recomptant les selles de vélo, je n’en retrouve que trois.. Branle bas de combat ; le vélo de Matthieu (c’est aujourd’hui son anniversaire) a disparu et ce n’est pas une plaisanterie car l’antivol  a été sectionné !
 Nos deux cyclos, faisant montre en apparence d’une grande force de caractère, se concertent et partent en compagnie d’un berger voisin vers le village proche. Contact est pris avec les « autorités locales » dénichées, je ne sais comment par nos deux gars. Le « maire » et l’instituteur qui a interrompu la classe vu l’ampleur de l’événement semblent en mesure de mener l’enquête. Rendez vous est pris pour le milieu de l’après midi pour faire le point. Je ne suis pas certain qu’à cet instant nous fûmes  nombreux à imaginer un miracle ! Soudain, surgie de nulle part, une 125 Honda escortée par quelques autres, atteint notre campement avec un passager portant sur ses épaules le vélo ! Il s’agit bien en plus de celui de Matthieu. On se congratule incrédules. On promet de ne rien dire à la police ; on propose quelques subsides qui sont refusés. L’honneur tibétain était en jeu car pour le chinois , le tibétain  a la réputation d’être un voleur.
 Nous reprenons la route en direction de Hezuo pour une cinquantaine de kilomètres comportant le franchissement d’un col à 3500m. Elise, dont la condition physique a jusqu’ici forcé le respect est un peu souffrante, remuée aussi sans doute un peu par la matinée passée. Un malaise vagal et une hypoglycémie la terrasse au pied d’un super monastère bouddhiste (à Bola) hélas inaccessible aux étrangers. Une prise en charge vigoureuse, alors qu’elle est allongée sur le bas côté, va lui permettre de terminer ensuite le parcours, très entourée par les trois « males » .
Alors que l’orage  gronde, nous dînons au restaurant pour fêter l’anniversaire mouvementé de Matthieu. Nos deux hôtes plaisantent en disant qu’en fait tous ces évènements étaient préparés à l’avance par le « tour opérateur ». ; on aurait envie de les croire tant nous avons vécu de moments difficiles  à imaginer. Je lis ce soir « voyage au bout de la nuit » de Céline lui qui suggère que « le voyage c’est la recherche de ce rien du tout, de ce petit vertige pour couillon ». Couillon, je le suis sans doute, mais le vertige n’est pas petit, il est immense et je « m’accroche » aux branches pour affronter le mystère du lendemain .  

8 mai 2009 : Hezuo- Linxia

 Dans cette partie de la Chine qui est en fait un Tibet qui ne dit pas son nom, la présence policière nous saisit au saut du lit ! Un policier en civil nous enjoint de le suivre au poste de police malencontreusement situé en face de l’hôtel…Cérémonial sans doute maintes fois répété, le policier se met en tenue, l’hôtelier est amené manu militari et se fait copieusement réprimander sous nos yeux. Pour nous la photo rituelle et l’injonction à quitter la ville en autobus. Mais l’incapacité à faire rentrer quatre vélos dans un bus déjà bondé illustre rapidement combien la Chine est empêtrée de manière parfois grotesque dans sa volonté dictatoriale. . Et de guerre lasse nous partons en vélo sans être inquiétés.
 Cent kilomètres pour gagner Linxia  par cette fameuse route 213 que nous suivons depuis quelques temps.. la route serpente de monastères en monastères hélas inaccessibles et puis soudain dans le même champ de vision un monastère bouddhiste et une mosquée nous fait comprendre que nous changeons de monde en pénétrant dans la Chine musulmane. L’appel à la prière le soir à Linxia nous le confirmera.

9 mai 2009 : Linxia- Yongjing- Lanzhou

 Très vite, ce matin sous la pluie la route qui doit nous amener au terme de notre périple de presque 800 kilomètres à Yongjing puis Lanzhou s’élève brutalement sur une vingtaine de kilomètres. Cet effort intense sous la pluie rend humble et confirme que le voyage à vélo recèle bien des surprises.
 Mais la récompense est là avec une superbe route de crête qui va nous accompagner sur une centaine de kilomètres avec des paysages féeriques de cultures en terrasses sur des sols argileux dont on ne sait plus s’ils ont été façonné par l’homme au cours des millénaires passés ou si la nature s’en est elle même chargée. Même si l’effort est souvent intense je savoure ces dernières heures et me laisse aller dans  des descentes vertigineuses, ce qui amusent beaucoup nos deux cyclos chevronnés.
La route est déserte, si déserte qu’elle finit par se terminer en cul de sac au pied d’un pont en construction…mais il y a un bac sorti de nulle part qui nous permet de gagner ensuite à vélo l’objectif que ,dix jours plutôt Thibaut nous avait fixé.

Cette découverte « cyclo » avec Elise et deux gars extraordinaires par leur organisation,leur calme et leur volonté de tout rendre simple restera pour moi inoubliable. L’émotion est grande ce soir alors que le taxi nous amène à l’aéroport de Lanzhou. Thibaut et Matthieu vont continuer pendant encore plusieurs milliers de kilomètres. Je les regarderai désormais avec un œil bien différent fait de respect et d’envie face au challenge qu’ils se sont engagés à réaliser. Ces cyclos ont tant de choses à raconter, mais ils le font avec tant de  discrétion, de pudeur et de naturel qu’on en viendrait à croire que leur vie quotidienne est un long fleuve tranquille. La réalité est tout autre quand ils évoquent les routes difficiles de Bolivie, leurs expériences en solitaire ou leur immersion via internet chez l’habitant à Tokyo ou Chengdu. Ils ont une lucidité et une maturité que je leur envie presque. Ils sont à l’aise dans toutes les situations et ne sont jamais prêts à s’en laisser compter par qui que ce soit. Ils s’étonnent que ceux qui sont « restés » puissent s’inquiéter de leur sort..  On discute des risques.. du risque qui n’est qu’une donnée statistique. . .Ils y répondent en disant que ces journées passées ensemble ont été parmi les plus riches en émotions diverses et aventures. Ils nous flattent bien sûr ; mais ils le font si bien qu’on se surprend à les croire ! Elise et moi ne sortons pas indemnes de cette expérience. Je sais qu’elle ne se reproduira jamais dans un tel contexte et qu’Isa avait raison de me dire d’en déguster tous les instants. Thibaut est un homme maintenant , mais c’est aussi mon fils et j’en suis fier. Il était, j’en suis sûr heureux de ces moments partagés. Il attend Isa et Maxime avec autant d’empressement et de désir que son regard me l’a montré il y a bientôt quinze jours, lorsqu’au fond de cette improbable Chine à Chengdu il a croisé le mien après une séparation de presque dix mois.

10 mai 2009 : Xian

 La mousson va nous accompagner pendant ces deux journées dans le berceau de la Chine impériale. La visite d’un site archéologique prestigieux récemment découvert en 1974 donne à notre périple une issue culturelle. Ces chevaliers enterrés en terre cuite sous l’empire des Qin (il y a 22 siècles) a été qualifiée par quelques pseudo- érudits de huitième merveille du monde…alors que ces fameuses merveilles dont beaucoup ont disparu renvoient à la culture gréco- latine. La foule des touristes chinois ne gâte pas le plaisir et l’on aimerait en savoir plus sur cet empereur obsédé par la mort dès l’âge de treize ans et qui craignant le pire dans l’au delà  voulait « s’y rendre » très protégé ! Dans la ville ancienne de Xian, la visite de la grande mosquée construite au 8 eme siècle rappelle plus les temples bouddhistes que les clochers bulbeux auxquels on s’attendait . 

11 mai 2009 : Xian- Lanzhou

 Immersion et dépaysement garanti dans un dédale infini de bazars de tous ordres englués dans la mousson. On y trouve tout. Il y faut marchander et à ce jeu, en dépit de la barrière de la langue ,Thibaut apparaît être un champion réduisant souvent de moitié le prix initialement proposé. La pluie tombe en rafales, on patauge dans les ruelles entre les vélos et les tricycles qui s’avèrent souvent plus dangereux que les kilomètres parcourus en vélo sur les routes du Sichuan. On remplit les sacs de multiples achats avec l’immense fierté, d’avoir comme beaucoup d’autres avant nous, fait des affaires ! Un avion, un dîner végétarien, un alcool de litchi et une dernière nuit chinoise avant un retour en France via Pékin.
12 mai 2009 : Lanzhou- Paris

Les pneus sont dégonflés, les vélos encartonnés et nos regards se croisent. Les mots sont rares …et puis le silence et l’absence… et chacun reprend son chemin, cherche son avenir et retrouve un peu de cette solitude qu’il nous faut combattre au quotidien. Un grand merci à tous les deux. On vous aime les gars et on vous embrasse. « Take care »

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CHR

A notre tour de remercier Lilou et le Daron Richard pour avoir apportes leur pierre au voyage Ca Rooule!!! Ils nous ont surpris par leur forme physique, leur capacité à s’ adapter et leur envie de découverte. Ne le cachons pas, cela nous redonne du “poil de la bête” pour les prochains mois.

Nous profitons de ce récit pour vous montrer que notre periple n’ a rien d’ un exploit. Mais que ce voyage à vélo nous permet d’ apprendre tous les jours sur nous, les autres et le monde en général. 

C’ est le recit des aventures des autres qui vous donnent l’ envie de voyage et de découverte. Nous sommes sûrs qu’ à la lecture de ce texte, partir vous démange… Un peu de provocation  ne fait de mal à personne, osez, bougez, rooulez!