» Bolivie Amazonie

Vous ne trouverez ci-dessous “que” le récit de l’amazonie Bolivienne”… Que nous avons decouvert sans nos velos… Dure de laisser nos femmes respectives pendant quelques jours!

Quittant les bords du lac Titicaca, nous arrivons à La Paz par l’altiplano a El Alto, il faut descendre 700m de dénivelé pour arriver au centre historique. Avant, il nous faut traverser 30kms d’agglomerations et sommes contraints de respirer les gaz d échappement: horribles fumées noires épaisses…. Certainement les plus intenses que nous ayons endurées.

La Paz nous surprend par son implantation géographique, c’est une ville où le plan devrait être en 3D, ca monte dur dur. Nous passons quelques jours ici et quittons Thom qui rentre en France.

C’est ici que nous avions envisagé de “visiter” l’amazonie. Contrairement aux préjugés  la Bolivie a une grande partie de bassin amazonien et moins de 30% de son territoire qui est constitué de l’altiplano, mais attention quel altiplano!!!

Nous prenons donc la direction de l’amazonie a l’aide d’un avion de 20 passagers, une vrai tour de manège qui permet d’admirer un contraste saisissant entre l’altiplano et le bassin amazonien. Nous atterrissons sur  une “piste” en herbe type 4*4 avec un aéroport constitué d’une bicoque…contraste garanti. Nous sommes très loin des aéroports sur-protégés US.

Nous atterrissons a Rurrunabaque qui est LE spot bolivien pour l’amazonie. Vous devinez donc qu’il s’agit d’un Gringo’s land… pas trop notre truc… Après un petit sondage des agences nous décidons de passer 3 jours en jungle avec une guide. Les autres options paraissaient plus comme Disney World en remplaçant Mickey et ces copains par des tortues, crocodiles, serpents et autre pirana… Nous sommes plus séduits par le côté “perdu” dans forêt vierge avec guide perso.

Nous partons le lendemain en pirogue pour 2 heures de trajet et rejoignions le campement situé dans la fameuse réserve de Madidi.  Une fois au campement nous avons le plaisir de gouter “à la glande” dans les hammacs… Le Bonheur. De plus à notre grande surprise pas de moustique, c’est encore mieux.

Nous marcherons 2 heures ce premier jour durant lesquels notre guide nous présentera les plantes médicinales et nous initiera à l’observation des chanchos. Les chanchos sont une espèce de phacochère vivant en meute de 2 a 3 cents têtes; pour les repérer il faut être vigilant au claquement et grognement qu’ils font pour communiquer mais aussi à l’odeur forte qu’ils dégagent…

Notre guide nous explique que les populations amazoniennes n’utilisent que les plantes pour se soigner et qu’en 23 ans il n’a jamais pris de “pillule”.  Les seuls produits chimiques qu’il utilise c’est pour préparer ses feuilles de coca à mâcher. Ici comme dans toute la Bolivie et le Perou les gens mâchent “continuellement” les feuilles de coca. La coca est fortement ancrée dans les habitudes locales. La culture de la coca est légale ou tolérée selon les pays malgré les pressions US qui traquent les feuilles utilisées pour le Coca Cola…. non non la cocaine. Très franchement les “mâcheurs” de coca sont très très tres loin des dingues de night life ou de Jean Claude Vandam. D’ici ca nous fait plus penser à du thé, café ou autres “stimulants”… comme le coca cola par exemple.

Notre deuxieme jour, nous partirons pour un autre campement situé plus en profondeur dans la jungle. 3  heures de marche sous une pluie digne d’une bonne douche nous permettrons d’atteindre l’objectif. Malheureusement la pluie n’est pas favorable à  l’observation des animaux, nous ne verrons donc rien lors de notre marche. Le campement est très simple mais suffit pour nous abriter de la pluie qui ne s’arrête pas… Cela compromet nos plans: pas de trac de puma cette nuit… mille millions de milles sabords!!!

Campement simple mais il y a tout ce qui faut, même l’eau “courante”. Pas de problème il y a un “torrent” nous dit notre guide. En fait il y a bien un cours d’eau mais attention voila l’eau: digne des tubes à essai que l’UNICEF présente pour sensibiliser sur la distribution de l’eau potable…  Bref l’eau n’est pas trouble mais marron avec des morceaux non identifiés… Nous buvons un peu méfiant les thés préparés par notre guide, le thé colore l’eau et consommé bien sucré il n’y a pas de gout suspect. Nous n’avons finalement eu aucun problème; comme quoi l’eau bien bouillie au feu de bois ca marche.

Le lendemain nous partons pour observer les fameux perroquets rouge et bleu: les Papapalos. Nous marcherons 2-3heures et avons par chance revu des troupeaux de Chanchos, en tout nous aurons vu 7 troupeaux. Nous atteignions finalement la falaise où vivent les Papagalos; en fait, ils ne font pas leurs nids mais squattent des mini-grottes dans la falaise devenue le spot des peréoquets. Voir en liberté ces fameux perroquets fut superbe…

Nous rejoignons le fleuve puis après une petite heure de bâteau nous arrivons à notre premier campement, notre guide nous préparera notre dernière comida (pollo con arroz, ca change) puis nous repartirons pour Rurrenabaque en trainant une peu les pieds. Nous passerons 3heures à dormir bercés par le ronron du moteur.

Contraste garanti après 3 jours dans la jungle où les sens sont en éveil et . Nous passerons le soir à Rurrenabaque et la attention c’est Halloween. Nous nous retrouvons dans une espèce de boite ou le DJ “lance” des compétitions de dancs et de cul sec de bière, grosse ambiance.

Le lendemain, nous devons reprendre l’avion pour La Paz… Pour quelques Bolivianos nous nous faisons déposer à l’aéroport.  Nous avons + d’une heure d’avance, mais là surprise nous apprenons que la pluie rend la piste impraticable , l’avion arrrivera sur une autre piste et cerise sur le gâteau c’est ànous de nous débrouiller pour y allez!!! Bref la pression monte… et là coup de chance la camionnette de la compagnie aérienne débarque pleine de tous les autres gringos. En fait l’avion à Rurrenabaque ne se prend pas à l’aéroport mais à l’agence en ville… bon à savoir.

Nous débarquons à La Paz et récupérons nos vélos à l’hôtel et prenons le bus pour le sud de la Bolivie, mais là c’est une nouvelle aventure qui nous attend…