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GUADALAJARA : (22 et 23 Juillet 2008)

L’aventure devait commencer une fois arrivés à Guada, mais la réalité  fût  autre. Dès l’enregistrement a l’aéroport, nous avons du tester notre capacité à mettre en place le “systeme D”…

Nous avions bien protégé nos saccoches dans des cartons, mais nous n’ avions pas imaginé une seconde qu’il existait un embargo sur les bagages en carton. Premier coup de pressión, nous disposons de 15 minutes pour: acheter des sacs type “Tati”, déballer les cartons et remettre l’ ensemble de nos bagages en conformité…

Premiere misson reussie, nous embarquons dans l’avion les bagages en soute!

Apres 24 heures de calme voyage nous arrivons sur Guada. Nous choisissons de dormir dans l’hôtel le plus proche…Fatigués et un peu tendus… Demain, une petite visite de Guadalajara et nous mettrons le cap sur la côte “Pacifico” (Tecoman) pour effectuer nos premiers tours de roue…

Ci dessous la Cathédrale de Guada:

 Cathedral de Guada

DE GUADALAJARA A MORELIA (24 au 29 Juillet)

Nous voici sur la côte pacifique du Mexique apres 5 heures de bus grand luxe.

Nous arrivons entre chien et loup à Tecoman, très peu rassurés les Grigos comme ils disent ici… Apres un essai infructueux de Thib pour essayer de dormir chez l ‘habitant: “Eres un poquito perdido, es possible de dormir aqui?”, nous dormons a l hôtel: trop cher!

Le lendemain, nous entamons nos premiers tours de roues: 26 kms de Autopista… suivis de 24 kms de route tres vallonnée. Premieres impressions: ca roule vite si on le veut mais c’est lourd et ca fatigue très vite!

Nous arrivons le soir dans un petit village de “pêcheur”, une femme nous propose de dormir sous un porche. Bravo a Mat pour ca négo.. et merci le cochon… Nous sommes “enfin” vraiment dans notre trip, le bonheur est àson comble et la Corona coule à flot sous la palmeraie…

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Après une nouvelle journée d’environ 50kms a 17,5 de moyenne (ca c’est pour les adeptes…) , nous arrivons sans le savoir à”La capitale Mondiale de “Las Totugas”qui est aussi une communauté protegée d’indigènes. Deux petits ados nous accueillent et la journée sport continue: football puis bras de fer pour finir… Vers 23 heures nous marchons 4 kms pour voir les fameuses totugas alors que notre première tourista est à son comble… Nous sommes littéralement fascinés par la taille et l’air préhistorique de ces belles bêtes de 60 cm de long. De retour au village nous tombons de fatigue PQ en main (tourista oblige) esperant faire une belle nuit de récuperation. Nous n’en demandions pas tant, ce petit village se transforme alors en veritable discothèque “bouteillonne” de soulards. Toute la nuit, les jeunes du village enchainent Cervezas et substances locales douteuses et inconues sur des aires Mexicains comme on l’imagine: Aîe, Aîe, Aîe, Aîe… Apres une petite vintaine de reveils pour chacun et quelques complications digestives, nous décidons de quitter au plus vite cette réserve non pas d indigènes mais veritablement d’ivrognes…

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Le troisième jour de vélo, se passera de tout commentaire: 12 de moyenne et une fatigue absolument monstrueuse sans doute due à cette fameuse tourista mais aussi à la courte nuit, au 36 degrés a l’ombre et au parcours terriblement vallonné. Une journée se termine finalement dans le pick-up d’un proprietaire d’un hôtel de luxe. La fin de la journée est des plus agréable, les medicaments de la Madre Ricardo étant d’une grande efficacité. Même à plus de 10 000 kms de distance elle est capable de nous soigner. Bravo!

 

MORELIA (30 juillet)

C est une bonne surprise. Une ville coloniale tres bien entretenue et pleine d etudiants. Nous avons rèvé de faire ”pub craw” entre amis dans les multiples patios dans lesquels les bars sont tous plus design les uns que les autres. Nous y avons passé une journee rapide entre deux bus de nuit.

 

MEXICO CUIDAD (31 Juillet et 1 Aout)

Nous arrivons a 6H00 du matin, le soleil se lève sur Mexico Cuidad, nous roulons à fond les ballons vers le centre ville 15kms à parcourir. Cette ville n a pas d intérêt particulier mis à part son immensité et le bain de foule que l’ on a pu faire. Elle est tout de meme considerée comme l une des plus grande ville du monde juste derriere Tokyo.

Petite anecdote neanmoins. Il est 22H00 et nous n’ avons toujours pas mangeé, tous les restaurants et les fast food du centre sont fermés, seule une petite échoppe est ouverte. Nous improvisons alors un petit pique-nique sur le Zocalo en face de la cathédrale et du palais presidentiel. Au milieu de cette immense place, nous nous sentons plus que jamais en securité entourés d au moins une quinzaine de policiers et de trois voitures qui tournent regulièrement. Au milieu de notre festin nocturne, une voiture de police supplementaire s arrête et une femme se dirige d un pas decidé vers nous. Elle interpelle Rouge et lui demande s’ il consomme de l’ alcool. Comme chacun le sait, un pique-niqueêavec Rouge se doit d etre accompagné d une bonne Cerveza. Et la tout s’ accelère…après quelques échanges avec notre espagnole laborieux, nous comprenons que la consommation d’ alcool est interdite dans la rue et que nous sommes redevables d une amende de 1400 pesos et d ‘une note sur notre passeport. Finalement, les policiers nous expliquent qu ils sont embêtésde devoir nous emmener au poste et que nous pouvons regler ca a l’ amiable…Nous réglons donc 1200 pesos de la main a la main au policiers. Quelques heures plus tard, nous réalisons leur petit manège et cela nous fait dire maintenant que nous avons été depouillés par des policiers et non pas par des voyous comme nous l’ aurions imaginé …. Cette bière aura été  la plus chère du monde!

OAXACA (2 Aout)

C’ est une autre ville coloniale très touristique. Le marché local du samedi nous a surpris par son immensité et le fourre- tout qu il peut y avoir.

Nous avons également fait un petit tour de vélo sans les saccoches pour visiter de bonne heure le site astèque de Monte Alban. Ceux sont d’ immenses temples qui pour certains ont été construits en 300 avant JC.

 

DE OAXACA A SAN CRISTOBAL DE LAS CASAS (3 au 9 Aout)

Après ces quatre jours de repos, l’ envie de reprendre la route nous démange. Nous programmons de relier Oaxaca a San Cristobal De Las Casas dans la Sierra des Chiapas. Soit environ 800 kms de velo.

Des le départ de Oaxaca, nous rencontrons en chemin Salvador. Agé de 67 ans, Salvador a été opéré 10 fois de la jambe droite après un grave accident de voiture. Après une attaque cardiaque, il a decidé de se mettre au vélo et c ‘est devenu tres rapidement une occupation de tous les jours. Malgré son handicap, il roule très fort. A la fin des 60kms que nous avons parcouru avec lui, nous déjeunons ensemble autour d un Pollo asado (poulet grillé).

Dans cette même journée et quelques 70 kilometres plus loin, nous rencontrons Luis. Au premier contact, nous pensons que Luis est un vagabon. Nous sommes donc peu rassurés en sa présence au milieu de ce no- mans- land ou nous avons prévus de dormir. Mais, il nous invite a le rejoindre dans sa cabane de fortune et nous explique qu il travail pour l ‘état et rénove la chaussée. Nous comprendrons plus tard, qu il garde la nuit les sacs de ciments et nous montre fièrement le pistolet qu il porte à sa ceinture. Nous passons une soirée tres agréable autour d un café bouilli au feu de bois et à grignoter du chocolat de Oaxaca (spécialite locale très concentrée en sucre et très appreciée par Luis).

Les journées de vélo s’ enchaînent et nous enchaînons les long parcours: moyenne entre 17 et 23 km/h et 133 kms pour la plus grosse journée.

Un soir alors que nous sommes a Tehuantepec, une petite fête locale est organisée sur la  place de la ville. Une centaine de personnes dansent sur un mélange de salsa, zouk et musique cubaine très entrainant. Laititia, mexicaine d origine indienne, la cinquantaine, repère les charmes de Rouge et l’ invite à danser au milieu des locaux. Thib ne tarde pas à les rejoindre. Moment magique ou deux touristes presque grigo se sentent d un coup comme chez eux…

La montée vers San Cristobal de Las Casas est aussi un momemt fort de ce parcours. Elle s’ annonce délicate et particulièrement éprouvante. 1800 mêtres de denivelé positif et 45kms de montée… Nous roulons a 8 km/h, la pente est extrèmement réguliere et la route est une seule ligne droite de 40 bornes. Il nous faut puiser dans nos ressources pour affronter cette ascension que nous réalisons en deux temps. Nous dormons au 28 eme kilomêtre apres 123 kilomêtres dans la journée dont 40 d’ ascension au cumulé. Nous n’ avions pas prévu de ne pas croiser de village, il nous reste 1,5 litre d eau pour la fin de la soirée et la cuisson des pâtes. Sur le bord de la route se trouve une petite cabane en paille dans laquelle nous trouvons une vielle bouteille d eau. Apres l’ avoir filtrée nous l ‘utilisons pour l ‘eau des pâtes. La nuit tombe et nous dormons dans la petite cabane pour etre protégés de la pluie. Le lendemain, il nous reste 18 kms de montée. Il est 11h30 quand nous atteignons le centre ville a 2150 mêtres d’ altitude. Nous avons une petite pensée émue pour le daral Griffon qui en 1971 etait au même endroit…

 

SAN CRISTOBAL DE LAS CASAS (10 et 11 Aout)

Nous passons deux jours réparateurs dans cette petite ville bondée de touristes francais tous équipés de la tête aux pieds en Quechua… Mais, elle est agréable pour son climat frais et nous avions bien besoin de quelques jours de repos. Nous sommes a 170 bornes de la frontière du Guatemala…