Nous quittons notre dernière grande ville du Mexique le 12 aout. Nous passons la frontière en fin de journée, et sommes extenués par nos 110 bornes de vélo. La linea, comme ils disent ici, ressemble plus à un bazar géant qu’ à une frontière, comme nous en avons l’ habitude… D aillleurs, nous n ‘avons même pas montré nos passeports, et pas un seul militaire n’ est en poste!
ZACLEU (14 Aout)
Le lendemain, après 70 kms de montée, nous atteignons les ruines de Zacleu sans grand interêt particulier, mais le garde nous permet de dormir sur le site lui même afin de nous protéger des trombes d ‘eau qui tombent toute la nuit!
LAGO DE ATITLAN (16 - 18 Aout)
Deux jours de vélo nous suffirons pour atteindre le lago d Atitlan. C est un lac de 120 kilomêtres de perimêtre situé à 1500 m d’ altitude et entouré de volcans à plus de 3000 m. Vous l ‘aurez compris, c’ est magnifique. Nous passons deux jours dans un des petits villages qui bordent le lac. Nous prenons rapidement le rythme local : “Tranquilo Amigo” comme ils aiment le dire.
ANTIGUA (19 - 20 Aout)
Nous arrivons tout juste à la tombée de la nuit au centre d’ Antigua après nos 5 heures de vélo quotidiennes, mais aujourd ‘hui les côtes étaient plus raides que d’ habitude avec des pentes à plus de 10%… Aie, Aie, Aie!
C’ est sans doute la ville la plus touristique du Guatemala mais également la plus belle. Elle se situe à environs 50 kms de la Cuidad de Guatemala. Toutes les routes sont pavées, elle est truffée de petits patios et est dominée par un volcan que l ‘on voit de presque toutes les rues de la ville. il est bon de flaner dans les rues et dans son marché plus authentique que tous ceux que nous avons pu voir jusqu’ à maintenant.
LES ROUTES
D une manière générale, ce ne sont pas les villes qui ont le plus grand interêt au Guatemala mais bien les routes…C’ est encore un pays très rural où les cultures du mais, du café et autres sont nombreuses. Nous avons traversé le pays par les montagnes en enpruntant des routes entre 1500 et 3000 m d’ altitude. La beauté des paysages nous a beaucoup marqué: les forêts sont presque tropicales, une multitude de petits torrents coulent le long des routes, les pentes des montagnes sont quasi abruptes, les volcans dominent à plus de 4000 m, les chants des oiseaux nous sont inconnus…
Mais c ‘est aussi le jeu des mille couleurs lorsque l ‘ on traverse les petits villages, toutes les femmes sont en tenues traditionnelles tissées à la main, aux multiples couleurs vives et rayonnantes. Bien souvent la langue utilisée est un dialecte local incomprehensible et imprononcable qui ajoute également de l’ authenticité à ces villages. Ce qui explique peut être pourquoi les habitants sont restés assez distants, dommage.
Sur les routes elles mêmes le défilé des couleurs continue avec les bus. Ils ont racheté les “school bus” américains et les ont tunnés à leur sauce. C’ est épatant mais revers de la médaille, ils conduisent comme des dingues et s’ imposent à coup de klaxon sur toutes les routes. Leur conception de la securité routière est beaucoup plus spirituelle que chez nous avec “Jesus es el camino” sur le capot ou à l’ arrière du bus…Mais rassurez vous, nous avons mis en place un système anti-chauffard remarquable qui impose des dépassements à plus d un mêtre.
Nous avons donc parcouru de très beaux kilometres à travers le Guatemala. “Pourvu que ça dure…”