20-22 Aout
Avant de parler de notre aventure au Salvador, il faut passer la frontière… Contrairement au premier passage de frontière de notre voyage entre le Mexique et le Guatemala celui la a été terriblement compliqué. Une histoire à dormir debout qui nous a couté une sortie à vélo de plus de 170 kms, une bonne heure à rouler dans la nuit, 50 dollars et une nuit terriblement mouvementée… C est le genre d histoire tellement farfelue qu elle en devient impossible à raconter clairement. Toujours est il, que cela nous fait une bonne expérience pour le passage des frontières maintenant.
Nous avons rencontré plusieurs étrangers qui voyagaient en Amerique Centrale, et avons remarqué que chacun vit et construit son voyage comme il l’ entend, et chaque pays, chaque ville peut être vu differement en fonction des rencontres mais aussi du mode de voyage que l’ on recherche. Toujours est il, qu’il ne faut pas forcément prendre tout ce que l’ on vous dit comme parole d’ évangile… Mais, nous souhaitons néanmoins être francs avec vous… El Salvador cela ne vaut pas le coup d’ y passer même une journée.
Après notre passage de frontière délicat, nous choisissons de descendre vers la côte atlantique et plus exactement vers la Libertade. La route est absolument horrible, elle est constament bordée d’ habitations toutes parquées par des barrières. Tous les gens semblent vouloir ressembler au maximum a des Americains: jeans pour tout le monde, le dollar comme monnaie locale et dès qu ils le peuvent ils tentent de parler anglais.
Nous décidons donc d’ écourter au maximum notre traversée du Salvador et choisissons le stop pour accélerer. 70 kms de camionnette plus loin notre pilote (c’ en était vraiment un!) nous explique que la côte pacifique est vraiment splendide et il nous recommande un hôtel à 50 dollars la nuit… Douteux… C’ est donc à reculons que nous descendons vers l’ une des plus belle plage Pacifique du Salvador. Ca y est nous y sommes, enfin nous sommes à dix mêtres du bord de mer et pourtant nous ne l’ apercevons même pas! Une barre d’ hotels nous sépare de l’ océan.
Finalement, nous parvenons à trouver une petite terrasse de restaurant abandonnée depuis laquelle nous pouvons admirer la plage polluée… Nous commencons notre petite popotte, comme nous nous plaisons à dire, et pas plus de dix minutes après notre arrivée une énorme femme vient nous expliquer qu’ elle doit laver le sol. Nous sommes surpris, le restaurant semble pourtant abandonné et le sol n’ a pas du être lavé depuis bien longtemps , compte tenu de la couche de sable qui le recouvre. Nous décidons de ne pas bouger. Quelques minutes plus tard, une nouvelle attaque de la mama qui cette fois nous explique que l’ on doit lui donner 2 dollars chacun pour pouvoir rester ici. Cette fois ci c’ en est trop, on s’ éclipse à vitesse grand V.
Nous poursuivons notre fuite du Salvador après une nuit sur la plage remplie de moustiques et de puces, puis une nuit supplémentaire sur un chantier en construction (merci à tous les ouvriers qui nous ont acceptés car ce fut le seul moment agréable du salvador! Le chantier…), nous arrivons sans motivation et un peu déçus a la frontière du Honduras.